Coup de gueule – Conditions de travail – Tous égaux devant une situation exceptionnelle-

A tous les collègues, nous travaillons avec des ordinateurs pour pouvoir à la fois traiter les dossiers d’indemnisation, l’inscription, le suivi des demandeurs et leur accompagnement, toutes les relations entreprises, les prestations, le partenariat… Bref l’informatique est le support de notre activité. Sur les sites équipés, aujourd’hui, des collègues bénéficient depuis quelques mois d’une évolution informatique avec une dotation 1 agent, 1 portable. Cet équipement permet de travailler sur ces sites dans n’importe quel espace. Avec le confinement, les agents ont eu l’ordre de partir avec leur matériel mobile pour ainsi pouvoir mettre en place du télétravail exceptionnel.

Sur les sites ou services non encore basculés sur cette opération, seul l’équipement de télétravailleur habituel pouvait ainsi être mobilisés.  Du coup, l’employeur a hiérarchisé les actes professionnels et a réquisitionné des postes mobiles pour équiper des collègues qui n’avaient pas basculé sur les dotations 1 agent 1 portable.

Le plan de déploiement 1 agent, 1 portable n’est pas le fait des agents mais bien la la direction. Il n’a pas été proposé non plus sur les sites traditionnels de permettre de partir avec les postes informatiques en montant  des connexions à distance ( techniquement sans doute trop complexe). Sur la région, environ 650 à 700 personnes se sont retrouvés sans outil. Dans ces personnes, certains avaient bénéficié de la dotation et ont eux même proposé de donner leur pc portable à des collègues pour traiter inscription, indemnisation , et actes professionnels que la direction estimait incontournable. Sur d’autres sites, c’est la direction qui redistribuait cette mutualisation d’outil. Pas d’imprimante, jusqu’à certaines plaintes de ne pas avoir de souris…. ( pc portable tactile mais sans souris)

Il s’avère que les collègues n’ont jamais perçu que derrière , l’employeur serait dans cette logique d’estimer que ces personnes en absence autorisée, étaient à punir et avec une étiquette de salariés de second rang.

Cynisme de plus, certains sont restés disponibles avec leurs téléphones portables perso, des écrans perso ( sans accéder techniquement aux applicatifs car Pole Emploi a refusé d’ouvrir les connexions sur des supports plus individuels) et se sont vus imposer des actes qui eux n’étaient pas forcément essentiels. Un très grand nombre de ces collègues n’ont pas refusé et se sont soumis  ( réunions Skype, audio, téléphone aux demandeurs pour voir comment ils allaient mais sans pouvoir faire de saisies avec des remontées via des tableaux excel à remplir et qu’un tiers lui saisissait sur les dossiers de demandeurs) bref des tâches presque paradoxales ….frisant l’occupationnel pour certains et le trop plein pour d’autres, faute de ressources matérielles

Il y a donc beaucoup d’amertume, d’incompréhensions . L’aspect matériel de travail est donc l’outil de travail aujourd’hui, à savoir le support informatique .

Pas de remboursement non plus sur les frais occasionnés par ce télétravail exceptionnel ( imprimantes, papiers). La direction invoque que les collègues ne se déplacent plus donc moins de frais… Bref, si cela était la seule difficulté … mais traduit bien le contexte

L’accord QVT national où le télétravail était évoqué a pris fin le 17 Mars et le télétravail actuellement n’est plus régi par accord. Ce contexte ne permet pas pour autant à l’établissement de faire n’importe quoi avec le temps de travail des agents et de procéder à ce hold-up.

Nous sommes salariés de notre établissement et donc soumis à ses directives, il n’en reste pas moins que le contrat de travail INDUIT la fourniture d’un outil permettant la réalisation des tâches confiés, et dans ce cas ce ne sont pas les agents qui doivent « payer » avec leur jours de congés l’inactivité forcée par les circonstances !