Activité indemnisation et conseiller référent indemnisation : vous aviez dit « baisse de charge » ?

La direction, droite dans ses bottes, affirme que la charge continue de baisser mais que les agents ne la perçoivent pas en tant que telle ! L’explication est toute trouvée : il y a une mauvaise utilisation du guide indemnisation qui ne permet pas un traitement convenable des attentes !
Petite précision de la direction au passage : il ne faut pas considérer l’activité GDD une fois que le dossier est liquidé (sic) ! Les agents concernés apprécieront. . .
Le nombre de visites en ARC par rapport au dernier trimestre 2017 augmente, le flux téléphonique n’a jamais été aussi important (+ 55 % avec un taux d’aboutement de la file indemnisation à 22 % !), et les mails net relatifs à l’indemnisation explosent

Mais la direction, plutôt que de parler chiffres et d’accepter ce constat, reste dans le déni et mène une analyse sur les pratiques professionnelles.
Elle est persuadée que le respect à la lettre du guide indemnisation réduira la charge actuelle ! En attendant, on reste sur la cible de 871 agents en charge GDD pour la région.

Pour le SNU, c’est bien le manque de temps et d’effectifs par rapport à la charge réelle qui est en cause. De plus, la charge induite par la nouvelle convention AC n’a pas été anticipée convenablement.

Sur l’expérimentation conseiller réfèrent indemnisation, la direction souligne les points forts mais ne veut pas entendre les impacts négatifs du projet :

  • Hausse des incivilités à l’accueil lorsque le DE se voit éconduit vers sa boite mail pour poser sa question
  • Agents soumis à des injonctions contradictoires en fonction des priorités du moment sur les indicateurs
  • Manque de temps
  • Disparition de l’ARC indemnisation sur certains sites

Si le premier bilan des expérimentations fait apparaître la satisfaction des demandeurs d’emploi, là aussi, le manque de temps et d’organisation fait peser une pression supplémentaire sur les collègues.
Avoir un interlocuteur indemnisation identifié est une bonne chose mais cela suppose du temps et des moyens.

Malgré l’augmentation de l’automatisation, force est de constater que l’activité sur les sites ne diminue pas. En faisant le pari que l’activité indemnisation était en voie d’automatisation, l’établissement a obtenu un accord GPEC auprès d’organisations syndicales déconnectées du terrain.

Entre des agent-es double-compétents (qui n’en sont plus pour l’établissement), qui ont perçu une prime d’office et qui continuent d’effectuer la majeure partie de leur temps de travail sur l’activité indemnisation, et des agent-es GDD qui courent après le retard accumulé, l’activité indemnisation se poursuit sur le même rythme, même si elle prend des formes différentes. Et tout cela dans le déni total de la direction !

Maintenir le taux de satisfaction des DE, poursuivre la personnalisation tout en respectant l’accord GPEC : telle est la difficile équation de la direction.